Bdbricole

rassemble bd, bricolages en tous genres, ragots de quartiers, recettes de tartes bulgares, patrons de tricot, bouquins...

08 mai 2008

blablablablablalbla

rha c'est honteux, s c a n d a l e, j'ai pas dessiné depuis Perros-Guirec. j'ai une vraie excuse: j'ai travaillé à l'ébauche de mon mémoire dont voici la présentation de projet (mon digeste qu'un dessin ), alors évidemment, dit comme ça c'est pompeux, mais je m'amuse aussi à écrire, maintenant.

"Le motif du jouet et de la poupée m’a permis d’allier dans ma première ébauche de mémoire, l’ethnologie, la psychanalyse, l’art outsider, les arts premiers, dessins d’enfants et narration. Mon sujet à l’heure actuelle pourrait se formuler ainsi: « Histoires de jeu et je d’histoires , où comment la poupée se fait support artistique d’un processus initiatique, de formation identitaire et collective ». La forte potentialité plastique et sémantique de la poupée m’est apparue encore plus évidente lors d’une intervention pédagogique suite à une exposition collective au CDDP#de st Brieuc à laquelle j’ai participé. En collaboration avec l' enseignante et l’organisatrice de l’exposition initiatrices de l'intervention, nous avons essayer de proposer quelques éléments de réflexion autour de ma pratique plastique et du motif de la poupée, que les enfants (CE2,CM1), ont ensuite reformulé et exploité à travers une fabrication collective (voir page suivante) (mais aussi des collages individuels à partir de découpages de publicité). De nos riches échanges, nous avons relevé et vérifié ensemble des récurrences qui émanent de la poupée artistique: -Les enfants ont tous réalisé, de leur propre chef, des autoportraits dans chacune de leur poupée . (thématique de la « poupée- reflet » où se joue la construction personnelle, grâce à la matérialisation qu’offre la poupée, mais aussi par la narration à laquelle elle invite) -la plupart élaborent un discours recherché autour de l’histoire des poupées, y allant du détail et de l’anecdote. -ils ont choisi d'assembler leurs créations individuelles sur un panneau commun (ce panneau représente la classe réunie, et exemplifie le pouvoir de la poupée comme conscientisation d’un groupe social, où jouer c’est créer du lien ) -quelques parents seraient surement déconcertés par la production de leur progéniture L’aspect plastique brut comme parti pris questionnerait sans doute. Par ailleurs, leur enfant leur échappe pendant le jeu de la création. Si celui-ci fait partie de l’initiation au monde adulte mais l’enfant peut très bien détourner les règles (certains personnages en chiffon ou collages sont délirants ou à caractère violent). Le jeu permet de s’essayer sans danger à ces représentations miniatures de la société, la poupée apparaît comme modalité d’expérimentation du monde social. Le jeu de poupées tente de répondre aux compétences requises par la société mais il permet aussi d’en «  jouer » : il pourra même, a contrario être l’exutoire d’une inadaptation aux exigences et au déterminisme du monde adulte. La poupée apparaît déjà moins comme un « enfantillage » et l’interroger est plus complexe qu’au prime abord, tant sa richesse plastique et sémantique est importante. Métaphore du vrai jeu social, l’enfant prend conscience de lui-même tout en intégrant la norme collective. La poupée dessine par ailleurs un point de vue sur la fille, la mère ou une femme aux multiples visages, un peu cerbère. Image de la femme à un temps donné, bien que souvent stéréotypée, la poupée reste ancrée dans une réalité sociale et se fait témoin de la mentalité d’une époque, d’une classe, d’une famille. Si elle permet de garrotter les petites angoisses du quotidien et à fixer les chagrins, elle ouvre également l’enfant à une histoire plus générale, celle de l’homme, de l’humanité, du groupe humain dont l’histoire est en élaboration permanente, processus qui nous dépasse déjà dans nos premières années. A une échelle plus réduite, la poupée, héritée des aïeux ou fabriquée par ceux-ci, se révèle comme vecteur d’une histoire communautaire ou religieuse. Le jeu se propose d’être pour un temps réceptacle d’une vision du monde, d’une « Weltanschauung » de l’enfant. La narrativité de la poupée peut alors se présenter comme une réflexion sur la destinée humaine et sur l’acceptation de notre subjectivité anthropomorphique comme donnée positive. Parler de « nature » humaine , c’est parler d’une « espèce », d’une hypothétique essence de l’homme, c’est dire qu’il existerait un certain nombre de caractéristique communes à tous., qu’une définition pourrait s’appliquer à tous les individus. Or, lorsqu’on observe les hommes, ce que l‘on voit en premier lieu, ce n‘est pas l‘identité, ce qu‘ils ont de commun mais des différences, une diversité telle, qu‘elle semble ruiner l‘idée même d'un dénominateur commun, d‘une « nature«  humaine. C’est ce que nous avons constaté avec les enfants lors de l’intervention pédagogique, à travers la variété de leurs poupées. Ce qui pourrait laisser croire que l’homme n’a pas de « nature », il a une condition, une histoire individuelle (historiale) qui prend place dans une histoire plus globale, une histoire collective (historique). La poupée et le jeu, par sa faculté à modéliser les problématiques existentielles proprement humaines en fait un outil pédagogique efficace mais aussi, et surtout, un moteur créatif en puissance qui peut nous permettre, à nous adultes, d’ouvrir une parenthèse ludique et artistique que l’on ne s’est pas toujours autorisée enfant."

Posté par tifenn22 à 22:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 avril 2008

copains

Pinceau

Posté par tifenn22 à 00:05 - ILLUSTRATIONS - Commentaires [11] - Permalien [#]
Page suivante »